Un rappeur normand s’est engouffré dans un vide culturel qui honorait notre pays : la violence à l’égard des femmes.
Un rappeur normand s’est engouffré dans un vide culturel qui honorait notre pays : la violence à l’égard des femmes. Deux textes illustrent sa haine, textes assez difficiles à trouver aujourd’hui sur Internet, ce qui sans doute permet au branleur d’apparaître comme victime de la censure. Ces textes, je vais en citer quelques uns :
Extraits de « La saint Valentin » : « Suce ma bite pour la Saint Valentin » … répété une vingtaine de fois : apparemment le jeune homme a du mal à bander !
« Tu seras ma chienne »
« Tu vas te faire Marie Trintigné » Oui, vous avez bien lu !
Extraits de « Sale Pute » (sur le clip : un homme ivre mort qui gueule sur une plage parce que sa copine l’a laissé tomber) :
« Je vais te faire péter le rectum… Je veux que tu crèves lentement »
« On verra comment tu suces (encore !) quand je t’aurai démoli la mâchoire »
« Je rêve de la pénétrer pour lui déchirer l’abdomen. »
« Je vais t’avorter à l’opinel »
Après ça on se demande pourquoi la fille s’est barrée !
Ça vous suffit ? Malgré les très nombreuses protestations privées, collectives et des pouvoirs publics (notamment de Valérie Létard) le Printemps de Bourges a maintenu la prestation du rappeur (en lui demandant de ne pas chanter les 2 chefs d’œuvre de la chanson française que je viens de citer), se déshonorant ainsi aux yeux de tous les démocrates et notamment des femmes… enfin presque : la jeune chanteuse Anaîs a déclaré avoir eu les larmes aux yeux en écoutant la rappeur : elle a été bouleversée par la souffrance…. du mec !
Dimanche matin à 8h sur France Info des nouvelles du Printemps et de qui parle-t-on ? De Orel Le Sucé ! Et c’est une femme journaliste qui en fait la pub. Je me demande dans quel pays je vis. Heureusement, j’ai la curiosité de regarder Internet sur ce soi disant succès afin de préparer cet article.
Bonne surprise : je lis un article paru dans le journal La Voix du Nord à propos du concert d’Orel le Sucé à Bourges. : Le concert a fait un flop. Je cite : « Peu de monde dans la salle. Une cinquantaine de casquettes et quelques filles. Pour un peu on le comparerait à un petit garçon qui revient chez lui avec de mauvaises notes. »
Alors pourquoi ce reportage sur France Info ? Quel jeu jouent les médias populaires ? Un avancement pour la journaliste. Prête à tout pour se faire remarquer de la direction ? Vendre des ordures ça paie ? Davantage d’audience ?
Des Orel Le Sucé, il y en aura toujours ; les primates humains ça existe. Mais à quoi jouent les medias qui les promeuvent alors que le public lui-même les rejette ?
Orel Le Sucé a pour nom de scène OrelSan (San voulant dire Monsieur en japonais). Ca va faire plaisir aux japonais, sûr.
